La Tunisie fait appel au Fmi et l'agence R&I

L'agence japonaise de notation financière Rating and investment (R&I), a confirmé par un communiqué, la notation souveraine de la Tunisie (A-) avec perspective stable. Le Fonds monétaire international (Fmi) a loué la gestion macroéconomique saine du gouvernement tunisien et les réformes structurelles qu'il a mises en œuvre en temps opportun.
Bonne croissance malgré la crise
La décision de R&I de maintenir inchangé le rating de la Tunisie ‘‘A-'' intervient suite à la mission d'évaluation effectuée par une délégation de cette agence en Tunisie, qui a donné lieu à une série d'entretiens avec les ministères de l'Industrie et de la Technologie, des Finances, du Développement et de la Coopération internationale, du Tourisme et de l'Emploi et de la Formation professionnelle, ainsi que des responsables de banques ou d'entreprises publiques et privées, en plus des représentants du corps diplomatique établis en Tunisie.
L'agence a retenu particulièrement à l'actif de la Tunisie la réalisation, en 2009, d'un taux de croissance de 3,1% soutenu par la demande intérieure, les actions entreprises par les autorités monétaires pour réduire le niveau du ratio des créances classées à 13,2% contre 20% il y a cinq ans, une croissance adéquate des crédits à l'économie et la «gestion budgétaire disciplinée» suivie par le gouvernement tunisien, qui a permis de maintenir le déficit budgétaire à un niveau acceptable de 3% en 2009.
Bonne réaction de la part des autorités
Cette nouvelle confirmation du rating de la Tunisie après celle de Standard & Poor's, intervenant dans un contexte international particulièrement marqué par les actions de «downgrading» ou abaissement des notations souveraines dans le sillage de la crise de la dette souveraine, témoigne clairement de la capacité de résistance dont a fait preuve l'économie tunisienne dès le déclenchement de la plus grave crise économique et financière depuis les années 30.
L'agence japonaise, ajoute dans son communiqué, qu'elle s'attend «à ce que le gouvernement soit en mesure de préserver la stabilité macro-économique et financière, ce qui devrait renforcer encore plus sa crédibilité auprès des institutions financières et des marchés internationaux, d'autant plus qu'il a, jusque là, poursuivi une gestion rigoureuse des politiques économique et monétaire».
R&I souligne que sur «la base de l'expérience avérée, le risque de s'écarter de l'objectif fixé par les autorités en terme de déficit budgétaire pour les années à venir, est considéré comme faible».
Amélioration des paramètres de la dette
La nouvelle notation positive de la Tunisie ne manquera pas de rejaillir positivement sur sa crédibilité sur les marchés internationaux, en facilitant la mobilisation des ressources extérieures aux meilleures conditions financières, en terme de coût effectif que de marge de crédit et de maturité. Elle contribuera, également, à améliorer l'image, dont elle jouit en tant que site d'attraction des capitaux étrangers.
Bien qu'elles fussent sévèrement critiquées depuis le déclenchement de la crise financière mondiale en 2007, les appréciations du risque pays des agences de notation continuent à constituer la principale référence sur laquelle se basent les investisseurs internationaux pour arrêter leurs décisions d'investissement, qu'il s'agisse d'investissements directs ou de portefeuille.
Bonne reprise des exportations manufacturières
Le Fonds monétaire international (Fmi) estime, que la Tunisie a bien surmonté la crise mondiale grâce à une gestion saine et à des réformes structurelles mises en œuvre en temps opportun, le pays est parvenue à adopter une démarche qui lui a permis de surmonter les effets pervers de la crise financière mondiale et d'atténuer l'impact de la baisse de la demande extérieure.
La croissance économique de la Tunisie s'est accélérée, depuis le milieu de 2009, pour atteindre 4,5% au cours du premier trimestre de 2010, cette accélération est imputable à une forte reprise de la demande des exportations manufacturières (essentiellement des industries mécaniques et électriques et du textile- habillement). La demande intérieure a été soutenue par une forte consommation alimentée par l'augmentation du revenu par tête d'habitant.
Le Fmi souligne qu'en dépit de l'augmentation de deux points du déficit budgétaire, le ratio de la dette publique a continué à chuter en 2009, passant de 43,3% du Pib en 2008 à 42,8% en 2009.
 

Articles similaires

Le réseau Point d'Encre au CES 2016

par MA - 11 mois

Le CES - Consumer Electronics Show, lancé en 1967, est devenu le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public. L'équipe Point d'Encre, présente lors du CES à Las Vegas, revient sur une...

AID Mubarak

par Jean Samper - un an

Toute l'équipe d'AC Franchise se joint à vous. AID Mubarak

Un nouveau système anti-braquage pour les franchises

par Audrey Caudron - 2 ans

Face aux risques croissants de braquages, les commerces rivalisent d’inventivité pour se protéger des cambrioleurs. Parmi les nouveaux dispositifs, la douche de marqueur chimique, qui a fait ses preuves au Royaume-Unis et dans de no...

Informations clés

  • Crée le: 01/06/10 02:00

Les franchises qui recrutent