La franchise : un atout pour négocier auprès des banques 9/9

  • Créé le : 06/09/2013
  • Modifé le : 16/08/2019

Qui dit création d’entreprise, en franchise ou non nécessite des fonds et tous les candidats savent que la recherche de financement est un passage obligé, qu’il faut s’y préparer et proposer un dossier sans faute.

S’il est sûr que beaucoup de critères sont communs entre un candidat à la franchise et un indépendant – l’apport personnel minimum et le business plan bien étayé- Il n’en reste pas moins vrai que la franchise rassure les organismes de crédit.

La franchise : une formule qui a fait ses preuves

Le fait de se lancer en franchise sera observé par un banquier de façon plus positive car la franchise a fait ses preuves de modèle économique. Un concept de franchise qui s’est implanté à plusieurs reprises en montrant sa viabilité rencontrera plus les faveurs d’un banquier qu’un nouveau concept non testé.Et si l’enseigne a un minimum de notoriété sur le marché, c’est encore mieux.

Au-delà de la réputation, les banquiers vont être plus confiant dans l’extrapolation chiffrée faite par le candidat sachant qu’elle aura été validée par la tête de réseau en se basant sur des unités similaires qui ont déjà montré leur solvabilité. Les banquiers sont aussi conscients qu’un candidat à l’entreprenariat en solo aura plus de difficultés à pérenniser son entreprise qu’un franchisé qui bénéficiera dès le début d’un savoir-faire, d’une aide au démarrage et d’un suivi pendant toute la durée du contrat.

Ajouté, à cela que pour l’équilibre des finances du franchisé, un franchiseur pourra avant même le banquier, accorder des délais de paiement (sur la fourniture des produits par exemple) en cas de difficultés passagères (attention, seulement lorsqu’il s’agit d’un problème ponctuel  et non  lié à la gestion de l’entreprise par le franchisé, franchiseur et franchisé étant deux entités juridiques indépendantes).

Un dossier qui tient compte des spécificités de la franchise

Les banques ne sont pas toutes expertes en franchise mais ont presque toutes un service spécialisé dans ce domaine. Ainsi, le responsable du dossier de crédit  peut analyser les chiffres donnés par le franchisé et validé par la tête du réseau en toute connaissance de cause. Ils connaissent le modèle et les chiffres qui leurs sera fournis auront une crédibilité car ils ont des éléments de comparaison sur d’autres dossiers. Ils connaissent aussi les bons et les moins bons franchiseurs !

Plus généralement, ils peuvent facilement se renseigner sur le nombre de franchisés du réseau, le turn over, la situation financière du franchiseur, la situation géographique des implantations, etc des informations qui le conforteront (ou non) pour financer un projet.

Un dossier de franchise comporte des éléments spécifiques : le Dip ( Document d’Information Précontractuelle) qui doit donner les informations sur la solidité financière du franchiseur, le marché, puis le contrat de franchise qui indique entre autres comment se rémunère le franchiseur et à hauteur de combien (les droits d’entrée, les redevances d’exploitation et publicitaire ; etc) donc les charges du franchisé. Enfin le business plan accepté par le franchiseur donc rassurant pour le banquier.

Apport personnel et expérience ou formation

Évidemment, l’apport personnel reste pour un franchisé comme pour un indépendant une nécessité. Un franchiseur ne validera pas un dossier sans un apport proportionnel à l’investissement global. Il peut être minimum pour des franchises de services ne nécessitant pas de local ou de stock mais peut monter vite pour une franchise d’entretien auto.
L’expérience personnelle est souvent prioritaire pour une création en solo (se lancer dans un domaine qu’on ne connait pas du tout est risqué) mais l’est moins dans le cas d’une franchise, le candidat bénéficiant d’une formation spécifique pour l’activité qu’il va développer.
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En quelques chiffres
  • Apport : 40 000€
  • CA moyen : 340 000€
  • Droit d'entrée : 9 000€
  • Nombre d'unités total en national : 140
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